Pourquoi ce défi ?
En juillet 2026, l'Équipe Défi Joëlette Suisse relève un défi hors du commun : boucler le Tour du Mont-Blanc en 7 jours, à la force des jambes et des bras, avec des personnes en situation de handicap moteur installées en joëlette. Un projet humain, exigeant, et profondément ancré dans nos valeurs : prouver que les sentiers alpins sont accessibles à tous.
Démontrer concrètement que les sentiers alpins peuvent être parcourus par tous, avec la joëlette comme outil d'inclusion.
Offrir à Bruno, Celina, Maria, Stéphane, Rosza, Clément et Sulio une aventure qu'ils n'auraient peut-être jamais imaginée possible.
Inspirer et transmettre les valeurs qui animent notre association depuis plus de 15 ans.
Rosza · Clément · Sulio
Les 7 étapes
Le Tour du Mont-Blanc traverse trois pays — France, Italie et Suisse — sur 158 km et 8 791 m de dénivelé positif. Cliquez sur une étape pour l'afficher sur la carte.
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Le récit de chaque étape
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Départ des Houches, à la Porte du Tour du Mont-Blanc, juste devant l'office du tourisme. Dès les premiers mètres, le sentier réserve un premier obstacle : un escalier assez raide à négocier avec la joëlette. Passé ce cap, la montée jusqu'au col de Voza se déroule sans encombre, avec une vue magnifique sur le glacier de Bionnassay. S'ensuit la descente sur Bionnassay, où l'équipe logistique attend le groupe pour un pique-nique au bord d'une fontaine. La remontée après Bionnassay, sur un sentier un peu raide et technique, se passe bien également. Vient ensuite une longue descente, peu raide, jusqu'aux Contamines-Montjoie, où plusieurs fontaines permettent de se rafraîchir et de remplir les flasques avant l'arrivée.
Un escalier raide dès le départ du sentier, aux Houches, puis un passage un peu raide et technique lors de la remontée après Bionnassay.
La journée débute par une mise en jambe assez plate, avant d'attaquer la voie romaine jusqu'à Notre-Dame-de-la-Gorge. La montée qui suit n'est pas très technique mais reste soutenue ; plusieurs fontaines jalonnent le chemin, et des toilettes sont disponibles au niveau de la cabane du Jovet. La montée jusqu'au col du Bonhomme est raide mais se déroule très bien. L'équipe profite de la vue sur le Beaufortain pour faire une pause avant d'attaquer la dernière montée, jusqu'au col de la Croix du Bonhomme. Un petit névé est traversé sur ce tronçon, sans difficulté majeure, la neige étant encore bien tassée. Le refuge de la Croix du Bonhomme, ouvert, permet de savourer un soda avant d'entamer la descente sur Les Chapieux : un peu raide au début, puis beaucoup plus douce. La journée se termine par une baignade rafraîchissante dans la rivière.
La montée finale au col de la Croix du Bonhomme est le passage le plus complexe de la journée : rivières à traverser, dévers et grosses pierres, nécessitant l'intégralité de l'équipe pour stabiliser la joëlette.
Face à la présence de névés et à des éboulements sur le sentier habituel, l'équipe choisit d'emprunter la route jusqu'à Villa des Glaciers. La montée s'y déroule bien, malgré le croisement de nombreuses navettes qui montent les marcheurs jusqu'à Villa des Glaciers. La suite, par les sentiers jusqu'au col de la Seigne, se passe bien également, sans difficulté particulière, bien que relativement longue. L'arrivée au col marque le passage en Italie, avec une vue magnifique sur les Pyramides Calcaires et le lac Combal. La descente, plutôt roulante et douce, mène à la route du Val Veny, que l'équipe choisit de suivre jusqu'à Courmayeur.
Présence de névés et d'éboulements sur le sentier habituel entre Les Chapieux et Villa des Glaciers, ayant conduit l'équipe à emprunter la route à la place.
Une étape globalement montante le long du Val Ferret italien, au pied des faces sud du massif, avec une vue magnifique sur les Grandes Jorasses et le glacier du Triolet. À mi-parcours, une particularité : un deuxième capitaine rejoint le groupe pour la montée au refuge Elena — Rosza, venue passer la nuit au refuge. Sulio, lui, redescend avec son papa et l'équipe logistique. Un orage éclate durant la montée à la cabane. Deux options d'itinéraire s'offrent alors à l'équipe : un sentier, ou une route sur laquelle seules quelques voitures peuvent circuler. La joëlette de Sulio emprunte le sentier, celle de Rosza la route.
Aucune difficulté de terrain particulière sur cette étape, à part la météo : un orage a éclaté pendant la montée au refuge Elena.
La montée jusqu'au Grand Col Ferret est efficace, avec une belle vue sur les Monts Telliers et la pointe de Drône. L'arrivée au col est un peu mystique, la brume s'invitant sur les hauteurs. Le passage marque l'entrée en Suisse. La descente sur La Fouly se fait sans difficulté, où l'équipe logistique attend le groupe pour un pique-nique. La route reprend ensuite par le sentier descendant jusqu'à Issert, avant d'attaquer la montée finale vers Champex-Lac : raide, efficace et technique. La journée se termine par une baignade dans le lac à l'arrivée.
La montée finale d'Issert à Champex-Lac est raide et technique, en fin d'une longue journée déjà marquée par plus de 2 000 m de dénivelé négatif.
Depuis Champex, la journée débute par une descente relativement facile, suivie d'une longue montée assez technique jusqu'à Bovine. L'équipe en profite pour remplir les gourdes et boire un petit soda. Il ne reste alors presque plus de montée avant de basculer sur une longue descente technique et caillouteuse jusqu'au col de la Forclaz, point d'arrivée de l'étape.
La longue descente technique et caillouteuse entre Bovine et le col de la Forclaz demande une attention constante de toute l'équipe.
Ce dernier jour est un peu particulier. C'est l'étape qui permet à l'équipe de rejoindre l'église de Chamonix, sur la place du Triangle de l'Amitié — mais c'est aussi le jour où tous les capitaines des jours précédents rejoignent le groupe sur le parcours. Rendez-vous est donné à 12h30 à Chamonix avec tout le monde, ce qui impose un départ matinal. Avec des rythmes différents, l'équipe les retrouve pour franchir les derniers kilomètres ensemble.
Côté itinéraire, la journée débute par une descente sur Trient, avec le passage d'une passerelle qui demande de porter la joëlette dans des escaliers. Une fontaine à Trient permet déjà de remplir les gourdes. La montée au col de Balme se fait bien, avec quelques cailloux rencontrés — dont un énorme qui nécessite le portage total de la joëlette. Au col de Balme, une fontaine attend l'équipe, avec même la possibilité de prendre un café. La descente sur Le Tour n'est pas trop technique. Pour rejoindre Argentière puis Les Bois, un passage sur route est nécessaire. L'arrivée à Chamonix, avec toutes les joëlettes et tous les capitaines réunis, se fait calmement, mais empreinte d'émotion et de joie d'avoir bouclé le tour de ce caillou.
Une passerelle près de Trient a demandé de porter la joëlette dans des escaliers, et un énorme rocher sur la montée au col de Balme a nécessité le portage total de la joëlette.
L'esprit de l'équipe
Au cœur de ce projet : les capitaines — des personnes en situation de handicap moteur qui, grâce à la joëlette et à l'engagement de leur équipe, peuvent vivre la montagne dans toute sa beauté. Pas spectateurs, pas assistés : véritables protagonistes d'une aventure alpine exigeante et partagée.
Autour de chaque capitaine, une équipe de bénévoles s'organise pour que chaque pas soit possible, chaque col franchi, chaque émotion vécue pleinement. Parce que l'inclusion ne se résume pas à l'accès : c'est partager l'expérience côte à côte, du premier au dernier kilomètre, sans que personne ne reste en arrière.
Porter, pousser, tirer, guider, encourager, écouter… Chaque geste compte. C'est la somme de tous ces efforts partagés qui permet à nos capitaines de vivre une aventure qu'ils n'auraient peut-être jamais imaginée possible.
Notre engagement pour la montagne
Le Tour du Mont-Blanc traverse des espaces naturels exceptionnels. L'équipe s'engage à respecter ces paysages tout au long du parcours : zéro déchet, sentiers balisés, respect de la faune, de la flore et de tous les usagers de la montagne. Pratiquer une montagne inclusive, c'est aussi la préserver pour que tout le monde — aujourd'hui et demain — puisse en profiter.
Merci d'être là
Des paysages à couper le souffle, des cols à franchir, des moments de doute et de bonheur partagés — voilà ce qui attend l'équipe en juillet 2026.
Mais au-delà de l'exploit sportif, l'objectif est ailleurs : permettre à nos capitaines de vivre une aventure qu'ils n'auraient peut-être jamais imaginée possible. C'est cette réussite-là qui donnera tout son sens à chaque kilomètre parcouru.
Si vous souhaitez suivre l'aventure, encourager l'équipe ou en savoir plus sur la joëlette et la pratique inclusive de la montagne — vous êtes au bon endroit.
Dans les médias
Avant même le départ, le projet a retenu l'attention des médias locaux. Retrouvez ci-dessous la couverture presse autour du Tour du Mont-Blanc en joëlette.
Merci à nos mécènes
Du 28 juin au 4 juillet, notre Équipe Défi Joëlette a relevé un défi extraordinaire : réaliser le Tour du Mont-Blanc en joëlette. Derrière chaque kilomètre parcouru, il y a eu des personnes qui ont choisi de croire en notre projet.
À toutes nos familles, nos amis, nos mécènes, nos entreprises partenaires, mais aussi à tous nos donateurs, parfois discrets mais tellement précieux : merci du fond du cœur. Chaque geste, quel qu'il soit, nous a rapprochés un peu plus de cette aventure humaine.
Votre soutien n'a pas seulement financé un projet sportif ; il a permis de partager des valeurs qui nous tiennent à cœur : l'inclusion, le dépassement de soi, la solidarité et le partage. Cette aventure a aussi été la vôtre — nous avons pensé à chacune et chacun d'entre vous à chaque pas, à chaque montée, à chaque sourire partagé sur les sentiers du Tour du Mont-Blanc.
Et aussi : Sandrine Demuylder-Mischler, Manon, Alain Burnand et Danièle, Christophe Le Saux, Lucie Toffel, Marc et Alicia Foucart, Sara Hammon Lee, Carole Clerc, Nuria et Stéphane, Daniel Plaisance, Virginie et Daniel, Cécile Mauger, Noa Vernay, Diego Teixeira, Rémy Gobert, Gilles Marguerat, Rozsa, François et Charles Petigat, Lucie Gabrielle, Jade Vernay, Elisabeth Mivelaz, Jean-Victor Brouchoud, Alain Gendreau, Marc Vallet, Cecilia Schäfer, les anonymes et les coureuses et coureurs !